Gestes d’éco-jardinage

Voici un document qui va vous décrire les 30 gestes majeurs d’éco-jardinage.

30 gestes importants

> Parlez à vos voisins, surtout s’ils sont plus âgés et connaisseurs : ils vous éviteront bien des essais infructueux. Ne tombez pas dans la routine, et préservez aussi votre domaine d’expérimentation.

> Achetez des plantes produites localement. Normalement, elles ont subi le même climat et sont adaptées au sol. À une condition : que cette production ne soit pas trop éloignée de la nature.

> Recyclez les pots et conteneurs en plastique en les rapportant au producteur.

> Utilisez les emballages de terreau vide comme paillage autour des courgettes et des arbustes.

> Donnez les plants en surplus, vous dépannerez des amis et voisins.

> Tenez un cahier de jardin pour noter vos essais. Si vous en faites, n’oubliez pas de laisser des témoins, des plantes qui ne reçoivent rien, pour pouvoir comparer.

> Acceptez les échecs comme d’excellentes occasions de mieux comprendre. Analysez les raisons. N’en faites pas un drame et ne maudissez pas les éléments ni la faune indigène.

> Faites-en moins mais occupez-vous mieux des plantes que vous installez. Mieux vaut un petit potager qu’un grand machin. Dix rosiers ne rendent pas dix fois plus heureux qu’un seul.

> Avant d’acheter une plante, pensez à l’emplacement auquel vous la destinez. Si vous n’en voyez pas, n’achetez pas… à moins de l’offrir.

> Limitez au maximum les tâches répétitives, du style tonte du gazon ou taille des haies. Remplacez-les par des fauches deux ou trois fois dans l’année et un nettoyage annuel des rameaux malingres. Habituez votre regard (et celui de vos voisins) à une évolution naturelle des plantes.

> Apprenez les noms des mauvaises herbes avant de les arracher. Faites de la botanique, elles en valent la peine. Beaucoup ont des propriétés remarquables, et elles ont le mérite de pousser.

> Ne démarrez pas trop tôt, cela ne sert souvent à rien. Il y a un temps pour tout. La température des nuits au printemps est le facteur limitant pour l’installation des légumes et fleurs fragiles. À une semaine de décalage, tout se passe bien.

> Ayez toujours en tête que la lumière est la première nourriture des plantes. Ne créez pas de concurrence sordide en serrant trop les plantes.

> Ne brûlez que le bois dont se nourrit votre poêle ou votre cheminée. Tout le reste doit retourner au sol, broyé ou non, pour reconstituer l’humus.

> Commencez le jardin par la zone proche de la maison. Plus on s’éloigne, plus la nature reprend ses droits. L’inverse est coûteux en énergie et désolant pour le moral des troupes.

> Si vous souhaitez créer un nouveau massif ou installer des arbres ou des arbustes, ne commencez pas par tout bousculer en bêchant. Passez la faucille ou la débroussailleuse, et disposez des cartons recouverts avec un peu de terre ou des feuilles mortes. Au bout de quelques mois, la terre est prête, bien moelleuse.

> Récupérez l’eau de pluie qui s’écoule des toits. Elle est idéale pour les arrosages et la confection des purins de plantes, et permet de conserver la peau des mains toute douce.

> Réfléchissez avant d’investir dans un outil motorisé, qu’il soit thermique ou électrique. Nombre de motobêches ne servent que quelques heures par an. Ne vaut-il pas mieux les louer ? Ou demander à une entreprise de faire le travail à votre place.

> Avant d’acheter des tuteurs sophistiqués ou des bambous exotiques, tirez parti de la production locale : branches de noisetier, jeunes frênes ou cornouillers par exemple.

> N’arrosez pas systématiquement : plongez le doigt pour tester l’état du sol ou du terreau. Une plante arrosée devient paresseuse. Sélectionnez les plantes en tenant compte de leurs besoins en eau si votre région connaît des étés chauds et secs, ou encore si le sol est sableux.

> Installez une mare, si petite soit-elle. Pas besoin de poissons dedans, qui dévorent toute la végétation subaquatique qui maintient l’eau claire. Là encore, laissez faire la nature.

> Mélangez au maximum les plantes, en dispersant les légumes parmi les fleurs, et les plantes vivaces entre les arbustes et les rosiers.

> Récoltez des graines pour les répandre alentours et les donner aux voisins. Les germinations spontanées donnent des plantes solides.

> Installez une haie mélangée associant arbustes, plantes vivaces (dont les graminées et les fougères) et des plantes grimpantes (clématite, houblon…). Plantez espacé, sur plusieurs épaisseurs, en ménageant des passages pour vous promener.

> Cultivez des engrais verts qui fourniront la matière pour le compost ou le paillage.

> Ne vous acharnez pas au-delà de trois essais : si vos hostas sont toujours broutées par les limaces, changez d’idée.

> Plantez petit et jeune, cela revient moins cher, et les arbustes ou les arbres prennent leur place plus naturellement. Oubliez les tuteurs. Paillez dès la première année pour éviter la concurrence des mauvaises herbes, puis laissez tranquille.

> Semez certains arbres fruitiers comme les pêchers ou les abricotiers. Laissez-les évoluer sans les tailler le moins du monde. Contentez-vous d’éclaircir les branches mal placées.

> Si une plante couvre-sol se plaît chez vous, multipliez-la dans vos bordures. Entretien simplifié et effet d’unité apprécié. Laissez la diversité s’installer derrière.

> Pour piéger les limaces, laissez les mauvaises herbes arrachées en petits tas puis ramassez-les au bout de quelques jours.

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